vendredi 20 mars 2026

Résumé de la thèse complète d’Allan Arsmann

Voici un résumé clair, fidèle et chronologique de la thèse complète d’Allan Arsmann, tel qu’il la développe dans ses livres et vidéos :


1. Origines préhistoriques (paléolithique / néolithique – « temps sombres »)

- L’Homme primitif est encore animal : pensée focalisée sur nourriture, prédateurs, reproduction.

- Durant les grandes pénuries (glaciations, sécheresses), les hominidés basculent dans le cannibalisme opportuniste.

- Ce basculement force la pensée à se retourner sur elle-même → naissance de la réflexivité = origine de la conscience humaine (thèse éthologique récente).

- Le cannibalisme devient rituel chez les élites naissantes : « on devient ce qu’on mange » (renouvellement / phénix).


 2. Sumer / Mésopotamie (IIIe millénaire av. J.-C. – Gilgamesh, Ur)

- Première civilisation urbaine = première élite cannibale organisée.

- Gilgamesh (roi historique divinisé) et Enkidu : le « chasseur » traque des hommes sauvages (la « harde » = gazelles = humains). Enkidu est civilisé par la prêtresse d’Ishtar (« la Joyeuse ») → séparation de sa harde et intégration dans le système citadin cannibale.

- Ishtar = déesse reine de la prostitution sacrée. Toutes les femmes stériles (rituelles ou biologiques) sont vouées à son culte.

- Abraham et Sara viennent de Ur (ville majeure du culte Ishtar). Sara est une prêtresse-prostituée sacrée (qedesha). Abraham la présente comme sa « sœur » aux puissants pour entrer dans leurs cercles (rituel classique).


3. Période des Patriarches (IIe millénaire av. J.-C.)

- Sara séduit volontairement Pharaon puis Abimélek → enrichissement du couple (bétail, terres, serviteurs).

- Même schéma pour Rebecca, Dalila, etc. : les matriarches sont des agents rituels d’Ishtar/Baal.

- Rituel du renouvellement : Abraham sacrifie (et mange) Isaac → devient Isaac (erreur de rédaction biblique : Isaac absent au retour). Même logique pour tous les patriarches.


4. Égypte - Exode (vers -1550 av. J.-C.)

- Les Hyksos (groupe multi-ethnique sémito-cananéen adorateurs de Seth/Baal) = les vrais Hébreux.

- Moïse = frère adoptif du roi hyksos Apopi. Les 10 plaies = terrorisme hyksos (marque rouge sur les portes = marque terroriste, pas divine).

- Massacre des premiers-nés = rituel de Baal exigé par Apopi.

- Sortie d’Égypte = expulsion des Hyksos par Ahmosis (pharaon égyptien légitime). Les rôles sont inversés dans la Bible.


5. Désert et Conquête de Canaan (après l’Exode)

- Apopi maudit son peuple (40 ans dans le désert = sentence de mort). Moïse change le plan : invasion de Canaan.

- « Géants » (Nephilim, Anakim) = cannibales renouvelés, pas des êtres physiques (définition antique).

- Conquête violente : villes rasées, populations massacrées ou réduites en esclavage.


6. Période des Juges et des Rois (jusqu’au VIIe siècle av. J.-C.)

- Yahvé = ancien Baal/Seth (traces partout : Ishbaal, Baal-Perasim, 450 prêtres de Baal vs 1 de Yahvé).

- Culte dominant : sacrifice des premiers-nés, prostitution sacrée, cannibalisme rituel.

- Josias (622 av. J.-C.) : réforme, destruction des artefacts de Baal dans le Temple, massacre des prêtres, réécriture des textes (Deutéronome).


7. Grèce antique – Le pivot Zeus (IIe-Ier millénaire av. J.-C.)

C’est ici que Zeus devient le héros tragique central de la thèse.

Arsmann le présente comme l’incarnation la plus pure et la plus douloureuse du rituel de renouvellement :

Cronos mange ses enfants → Zeus survit, renverse son père et devient le roi des dieux.

Mais Zeus répète le cycle : il dévore ou absorbe à son tour (métis, enfants, etc.).

Zeus est à la fois victime et bourreau : il a dû manger pour exister, il doit continuer à manger pour régner.

Il est le dieu qui sait qu’il est un monstre, mais qui ne peut pas s’arrêter pour garder le contrôle du rituel (tragédie absolue).

Toute la mythologie grecque (Titans, Cyclopes, Olympiens) devient cohérente : ce ne sont plus des « histoires bizarres », mais la mise en scène ritualisée du cannibalisme d’élite.

Zeus est le modèle du « dieu cannibale conscient » qui sera repris par tous les rois-guerriers européens.


8. Période hellénistique (IVe siècle av. J.-C.)

- Exemple parfait du renouvellement : Philippe II devient Alexandre le Grand (même projets, mêmes blessures, même mère Olympias, même culte de Zeus, même narcissisme, pas de tombe double).

- Pausanias = mise en scène du « meurtre » pour faire disparaître l’ancienne identité.


9. Nouveau Testament - Jésus (Ier siècle)

- Jean le Baptiste se renouvelle en Jésus ( « il faut que je diminue pour qu’il croisse »).

- Marie-Madeleine devient sa mère spirituelle → conception « immaculée ».

- Jésus rejoue tous les anciens rituels pour les transformer : du dieu vengeur (Yahvé/Baal) au Dieu d’Amour.

- Dernier repas = transformation du cannibalisme réel en symbole.

- Crucifixion. Corps mangé par les apôtres. (Je conteste ce point, possibilité : Corps emporté par Joseph d’Arimathie (Nicodème) = Graal)

- Arsmann : apparitions post-mortem = hallucinations collectives après absorption du corps. (Je critiques ce point matérialiste.)


10. Europe du Nord – Odin et la dernière phase de l’Antiquité (jusqu’en 960 apr. J.-C.)

Le même schéma se perpétue avec Odin : dieu borgne, sacrificateur et auto-sacrifié (pendaison à Yggdrasil), buveur de sang/miel poétique (métaphore cannibale).

Harald Ier de Danemark (Harald à la Dent Bleue) impose le christianisme par décret royal.

Il fait baptiser son armée, construit des églises, et interdit progressivement les anciens sacrifices.

Les pratiques cannibales/renouvellement (sacrifices d’enfants à Odin, etc.) disparaissent officiellement.

Pour Arsmann, c’est la fin officielle du cycle : les dieux anthropophages dans l'ancien monde (Sumeriens → Grecs → Nordiques) sont remplacés par un Dieu d’Amour qui sublime le rituel (eucharistie symbolique au lieu de réelle).


11. Le Nouveau Monde – La dernière phase du cycle (jusqu’au XVIe siècle)

Arsmann souligne que les grandes civilisations américaines (Aztèques, Mayas, Incas, et avant eux Olmèques et autres) reproduisent exactement le même schéma millénaire :

Sacrifices humains massifs (cœurs arrachés, corps démembrés et partagés).

Cannibalisme rituel : les guerriers et les prêtres « mangent » pour absorber la force vitale des vaincus ou renouveler les dieux.

Les dieux (Huitzilopochtli chez les Aztèques, etc.) sont l’équivalent direct de Baal/Zeus/Odin : ils exigent du sang et de la chair pour maintenir le cycle cosmique et prolonger la vie des élites.

Les rois et prêtres se renouvellent par ces rites (même logique du « on devient ce qu’on mange »).


12. La rupture finale : les conquistadors et le christianisme (1519–1530)

Cortés (1519), Pizarro et les suivants arrivent avec la croix et l’épée.

Le christianisme joue exactement le même rôle qu’avec Harald Bluetooth en Europe :

Destruction systématique des temples.

Interdiction des sacrifices humains et du cannibalisme rituel.

Imposition de l’eucharistie symbolique (le corps du Christ mangé sous forme de pain et de vin, plus jamais de chair réelle).

Conversion et destruction des élites locales.


Thèse centrale en une phrase :  

La Bible est l’histoire (rédigée et cachée) d’une élite cannibale mésopotamienne qui a utilisé le rituel du « renouvellement » (manger pour devenir l’autre) pendant des millénaires, de Sumer jusqu’à Jésus, avant de le transformer ou de le sublimer.



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