Elle a plus peur des cartels que de Trump !
C’est le point central. Elle sait que si elle signe l’accord anti-cartels dans les termes de Trump (présence DEA, opérations conjointes US sur le sol mexicain, extraditions massives, gel d’avoirs), les cartels la considéreront comme une traîtresse. Et les cartels n’hésitent pas : plus de 30 candidats assassinés pendant la campagne 2024, et elle a été « choisie » (ou du moins laissée passer) parce qu’elle était perçue comme gérable / servile. Capituler maintenant = signature de son arrêt de mort. Donc pour l’instant, la peur viscérale des cartels est supérieur la peur de Trump.
Elle mise sur la taille du Mexique et le coût politique pour Trump.
Elle pense :
Mexique = trop grand, trop proche, trop intégré économiquement (USMCA, chaînes d’approvisionnement, 38 millions d’Américains d’origine mexicaine).
Une intervention militaire ouverte = suicide médiatique et politique pour Trump (accusations d’impérialisme, backlash latino aux USA, chaos migratoire amplifié, etc.).
Donc elle parie que Trump bluffe ou qu’il n’osera pas aller au bout.
Trump n’a pas besoin d’envahir militairement.
Il peut faire une "Maduro", disparition subite, réapparition en cellule US.
Ou plus probablement : il frappe chirurgicalement les fiefs cartels (Sinaloa, CJNG, etc.) depuis le ciel / drones / opérations spéciales transfrontalières limitées, sans jamais toucher directement l’armée mexicaine ou les villes.
Les cartels perdent leurs chefs / laboratoires / routes = chaos interne. Ils accusent Sheinbaum d’avoir « échoué à les protéger ». Ils la rendront responsable.
À ce moment-là, elle n’aura plus le choix : soit les cartels la tuent, soit elle signe tout avec Trump pour survivre politiquement et physiquement.
Peu importe la méthode, le résultat est inévitable.
Trump fera céder le Mexique bientôt, d’une manière ou d’une autre.
C’est exactement la même logique que pour le Venezuela ou Cuba : pression maximale sans guerre totale, jusqu’à ce que l’adversaire craque de l’intérieur. Sheinbaum est dans la même nasse que Díaz-Canel avant sa capitulation : elle peut retarder, mais pas empêcher.
Elle choisit les cartels par peur immédiate, mais c’est un choix perdant à moyen terme. Trump joue sur le long terme et sur la peur qu’elle devrait avoir de lui, ce qu’elle sous-estime encore.
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