Magnifique représentation du chevalier face à la bête immonde.
samedi 19 septembre 2015
vendredi 18 septembre 2015
"Épilogue : Une Seule Fleur"
Le temps avait passé.
Mini-soucy avait grandi, combattu, ri, gagné, parfois perdu, mais toujours avancé. Les membres allaient et venaient. Les cartes avaient changé. Des zones s’étaient ouvertes. Le monde, comme toujours, continuait de tourner.
Et Alcibiade, fidèle à lui-même, ne parlait jamais de ce qu’il gardait en lui. Il avait ses silences, ses rituels, ses marches solitaires dans les rues des villages. Ce matin-là, il ne faisait rien de particulier. Il traînait, tout simplement. Et sans raison il se souvint de cet instant à la couronne de glace.
Juste un instant. Une silhouette, une démarche. Quelque chose.
Pas de surprise. Il avait envisagé cette éventualité depuis longtemps.
Il avait même construit son plan autour de ça.
Bien avant le raid de Glacerus, avant son retour à la couronne de glace, Alcibiade avait pensé à ce que l’on pense en dernier.
Il savait qu’un message direct ne servirait à rien. Il connaissait les silences obstinés, les fuites décidées d’avance. Il savait que s’il voulait être trouvé, il devait laisser des traces.
Alors il l’avait fait. Subtilement.
Quelques mots glissés à la taverne fréquenté par des anciens. Une rumeur laissée traîner. Une information qui n’avait l’air de rien : “Alcibiade sera à la Couronne de Glace, tel jour, telle heure.”
Pas une invitation. Juste une possibilité.
Ce jour-là, Il avait su à la seconde.
Juste… cette présence en décalage. Ce niveau trop bas pour justifier sa venue. Cette position figée face à une fleur inaccessible. Ce timing bien trop parfait pour être un hasard.
Il avait tout compris. Et il n’avait rien dit.
Et ça avait été mieux ainsi.
Ils avaient partagé ces moments dans un flou parfaitement organisé, chacun maintenant un rôle fragile. Comme si rien n’était arrivé. Comme si il existait encore une possibilité... qui n'existait plus !
Retour au présent.
Parce que certaines vérités n’ont pas besoin d’être dites.
Et parce qu’il avait eu sa réponse.
Et parfois, dans une vie pleine de quêtes, de runes, de monstres et de batailles…
ça suffit.
(j'aurais pu continuer cette histoire très longtemps mais j'ai préféré la terminer dans un épilogue énigmatique tout comme le screen où ma mule regarde une fleur qu'il ne ramasse pas et puis de toute façon personne ne lira cette histoire. Je l'ai écrite pour mon plaisir personnel. J'aime écrire et 17 chapitres est un bon chiffre. C'est une fin à la David Lynch, une fin mystérieuse - Mise à jour : puisque j'ai reprit le jeu en septembre 2026, j'ai continué avec de nouveau chapitre)
jeudi 17 septembre 2015
"Chapitre XVI : Celui Qui Parlait Pour Ne Pas Tomber"
Il ne manquait plus que quelques fleurs de glace pour que Mini-souci puisse accéder au raid Glacerus. Alcibiade avait décidé de les ramasser lui-même. Un geste simple, presque rituel. Un retour au terrain, à la base.
Il retourna à la Couronne de Glace.
Le vent y était toujours aussi coupant, le silence toujours aussi dense.
Mais il n’était pas seul.
Un joueur était là, faisant des allers-retours erratiques.
Il ne faisait rien de spectaculaire. Il ramassait une fleur de temps en temps. Mais surtout… il parlait.
À voix haute.
Un flot de paroles, ininterrompu, qui ressemblait à une conversation, mais sans interlocuteur.
- …et puis y’avait ce jour-là où j’ai voulu sortir, mais la lumière était trop forte, et j’ai laissé tomber, j’ai dormi encore seize heures, je crois, mais personne n’a remarqué, c’est toujours comme ça, tu sais, on s’efface et on se rend compte que le monde tourne quand même…
Alcibiade s’arrêta à quelques pas. Étonné. Méfiant. Il regarda autour de lui. Aucune autre personne. Aucune communication à distance apparente.
- Tu sais que tu parles dans le vide ? Tu pourrais… envoyer des messages privées, ou…
- Oh, je sais, répondit-elle sans s’interrompre. C’est juste que si je parle dans le vide, au moins quelqu’un peut entendre. Peut-être. Je ne sais pas. C’est plus simple comme ça.
Il continua. Pendant des heures.
Des souvenirs, des pensées, des douleurs. Des phrases sans début ni fin, mais remplies d’une forme de solitude qui suintait par les mots.
Alcibiade ne comprenait pas tout. Mais il resta.
Et il écouta.
Les jours suivants, il revint. Il tenta de comprendre qui il était. Il découvrit qu’il ne s’agissait pas d’une “voix bizarre” mais d’un jeune expansif mais fragile. Fatigué du monde, usé avant l’âge, enfermé dans un corps maladif.
Il parlait comme on s’accroche.
Chaque mot était une perche lancée au hasard.
Alors Alcibiade, lui répondit. Pas tout de suite. Mais vraiment.
Il parla avec lui des choses de la vie. De la douleur. De l’ennui. Du besoin d’exister, même quand personne ne regarde.
Ce n’était pas une mission. Pas un rôle. Juste… la vie.
Mais un jour, il dut s’éloigner.
Parce qu’il fallait choisir entre la logique et s’effondrer avec lui, ou continuer à tenir ferme, un peu trop ferme peut-être.
Mais il n’oublia jamais pourquoi il avait parlé. Pourquoi il avait écouté.
Pourquoi, parfois… on tente de rattraper des âmes qui tombent.
Et même si on ne les sauve pas…
on leur montre qu’elles ont existé.
(son pseudo restera un secret, ce gars est toujours vivant et c'est tant mieux ou tant pis selon lui)
mercredi 16 septembre 2015
"Chapitre XV : L’Oublié au Coin de la Rue"
C’était une journée de repos. Mini-soucy avait mérité sa pause. Certains dormaient, d’autres buvaient, et Ypoons... faisait probablement les deux à la fois.
Alcibiade, lui, marchait seul, comme souvent. Il aimait flâner entre les magasins, observer le monde sans avoir à le guider. C’était sa façon à lui de récupérer : rester attentif, mais inutile.
Et c’est là, au détour d’une ruelle de briques chaudes, qu’une voix le héla :
- Chef ! Alcibiade !
Il se retourna lentement.
Un type barbu, manteau déchiré, regard brillant. Une hache énorme dans le dos, fendue net en son milieu, d’où son surnom : Hache Cassée.
- Tu m’as pas reconnu, hein ? C’est normal. Mais j’ai fait partie de ta guilde, y’a… très longtemps.
Alcibiade fronça les sourcils. Rien. Pas un souvenir. Mais il ne montra rien.
- Ton nom ?
- C’était déjà Hache Cassée, dit-il avec un sourire gêné. J’étais pas là longtemps. Trois semaines peut-être. J’avais rejoint entre deux familles. J’parlais peu.
Alcibiade sortit son vieux carnet, celui qu’il gardait toujours dans sa poche. Il tourna les pages, lentement. Et oui, il y était. Une ligne maigre, une seule mission, pas de remarque.
- Effectivement. J’t’avais complètement oublié.
- Pas étonnant. J’ai pas marqué les esprits. J’ai fait une connerie pas longtemps après. Case prison. Une longue histoire.
- Et maintenant ?
- Maintenant je veux revenir. J’veux bosser. J’veux faire les choses bien. J’suis à sec, j’ai besoin de remplir mes caisses. Mais j’veux pas juste de l’or. J’veux redémarrer avec le meilleur.
Alcibiade le fixa un instant. Il savait repérer les regards qui mendient, ceux qui manipulent. Là, c’était autre chose. Une sorte de sincérité mal exprimée.
- Tu sais que je devrais te dire non.
- Je sais. Mais tu m’as déjà tendu la main une fois. Et un bon chef… il abandonne pas les siens. Même quand il les oublie.
Alcibiade rangea son carnet. Lentement.
- Très bien, je t'engage.
Hache Cassée cligna des yeux, surpris.
- T’es sérieux ?
- Je ne refuse jamais un ancien. Même s’il a été oublié. Ce n’est pas comme ça que je dirige.
Il tendit la main.
- Tu fais partie de Mini-soucy maintenant. Mais tu devras faire tes preuves.
Hache Cassée serra sa main avec une force nerveuse.
- Merci. Tu le regretteras pas.
- J’ai déjà regretté des trucs pires. Tu me surprendras peut-être.
Ils reprirent la route, côte à côte.
(moi en train de xp hkc59, quand je l'ai appelé "hache cassée" il a été surpris car il n'avait pas fait attention aux initiales de son pseudo "h k c"- c'est l'un des seuls que j'ai vraiment recruté et je l'avais effectivement oublié)
mardi 15 septembre 2015
"Chapitre XIV : Ce Qui Se Vole, Ce Qui Se Perd"
La lumière était différente à la sortie de la Terre des Vivants.
Le portail se ferma derrière eux en un instant, puis le calme. Pas de monstre. Pas de bruit.
Mais quelqu’un les attendait.
Adossé à une pierre, les bras croisés, l’air posé, presque cérémonieux.
Orge.
Le même regard dur, mais un peu plus las. Une cicatrice nouvelle sous l’œil gauche. Et une tenue bien trop propre pour quelqu’un qui vivait vraiment sur le terrain. Derrière lui, deux membres de sa famille, une guilde discrète, mais connue : Les Extensia, un groupe d’anciens joueurs. Une réputation floue, un peu trouble.
- Alcibiade, dit-il simplement.
Le reste du groupe s’écarta légèrement, instinctivement. Ypoons resta à côté d’Alcibiade, bras croisés, sans dire un mot.
- Orge, répondit calmement le chef de Mini-soucy.
Un silence. Long, mais pas pesant.
- J’ai entendu dire que tu avais reformé une guilde. Et que t’étais passé par la Terre des Vivants.
- C’est exact.
- Je t’ai observé. Belle prestation.
- Merci.
Un nouveau silence.
Puis Alcibiade reprit, d’un ton égal :
- Et la guilde que je t’avais confiée ?
Orge baissa les yeux une demi-seconde. Puis il releva le menton.
- Je l’ai vendue. Après la chute. Il n’y avait plus rien à sauver. Un nom, des murs vides. Elle ne m’appartenait pas de toute façon.
- Elle ne t’avait pas été donnée pour être vendue.
- C’était une décision pragmatique, dit Orge. Et tout l’équipement que tu m’avais confié… a été volé. Par un escroc. Ce n’est pas ma faute. Mais je peux te conseiller un tout nouveau équipement.
Un silence plus froid s’installa.
- Tu sais, reprit Orge en changeant de ton, je pourrais t’aider. Mes gars ne sont pas les plus propres, mais ils sont efficaces. Si tu veux du renfort pour une mission ou deux.
Alcibiade le regarda longuement. Puis secoua doucement la tête.
- Non merci. Je préfère avancer avec ceux que je peux entendre. Et dans ta guilde, Orge… la musique est insupportable pour des oreilles aguerries.
Orge plissa les yeux.
- Toujours aussi sec, hein ?
- Non. Juste clair. Tu fais ton chemin. Je fais le mien. On n’est pas ennemis. Mais on ne joue plus la même partition.
Orge ne répondit pas tout de suite. Puis il hocha la tête, une fois. Dans un respect un peu nostalgique.
- Alors bonne route, Alcibiade.
- À toi aussi.
Orge tourna les talons. Ses deux hommes le suivirent sans un mot.
Ypoons siffla doucement entre ses dents.
- Il a changé, mais pas tant que ça.
- C’est un homme qui s’est perdu, dit Alcibiade. Et qui croit avoir trouvé une voie. Il va droit à sa perte.
Ils reprirent la marche vers Nosville, plus solides qu’avant.
Parce que parfois, une rencontre inattendue ne ravive pas les douleurs.
Elle confirme les choix.
(moi rencontrant orge qui m'a conseillé sur mon nouveau stuff. Je l'aime bien orge mais je n'aime pas l'auto-destruction et il écoute vraiment de la musique de merde)
lundi 14 septembre 2015
"Chapitre XIII : Le Pont et les Trois Zones"
Ils arrivèrent à la Terre des Vivants en fin d’après-midi, rien que le paysage suffisait à mettre l’équipe en alerte : ciel trop clair, silence étrange, presque pesant.
- Une fois qu’on est dedans, faut courir, dit Slam, debout devant le portail. On ne s’arrête pas. On ne se retourne pas. On fonce droit vers le pont central. C’est le seul point sûr. Le reste, c’est un terrain d’exécution.
Les membres de Mini-soucy se regardèrent. Armures prêtes, potions bues, équipements ajustés. Slam fit un signe bref.
- Prêts ?
- Prêts, répondirent-ils d’une seule voix.
Le portail s’ouvrit en un éclair. Et aussitôt, ils y pénétrèrent.
L’intérieur de la Terre des Vivants était un monde fermé sur lui-même. Trois zones distinctes, réparties en cercle autour d’un pont suspendu central. Et déjà, sur les flancs, les champignons s’agitaient. Méchants, rapides, imprévisibles.
Mais personne ne ralentit.
C’était la règle : ignorer, avancer et tenir.
Ils atteignirent le pont dans un souffle commun. Le silence tomba.
- Bien, dit Slam. Maintenant, on balaie. Dans le sens des aiguilles d’une montre. Une zone à la fois. Rapide. Contrôlé.
Le plan était simple : chaque zone périphérique devait être nettoyée des champignons avant d’approcher les dragons dorés. Sinon, c’était l’échec assuré.
Le premier cercle fut le plus difficile. Des créatures ressemblant à des licornes étaient les plus dangereuses. Le groupe les écrasa méthodiquement, sans perte de temps. Chacun à sa place. Alcibiade se démenait comme s’il n’avait jamais arrêté.
Et enfin… le vide.
- On est prêts pour le dragon, souffla Alcibiade.
Ils lui firent face, le premier des trois. Un géant doré dont chaque mouvement faisait vibrer le sol.
Le combat s’engagea. Brutal. Chirurgical. À la moindre erreur, le dragon marquait d’une malédiction celui qu’il touchait. Et ce joueur ne pouvait plus riposter. Il devait reculer et attendre.
- Repli ! cria Alcibiade à Maryse, frappé à l’épaule.
Le temps s’étira. Chaque seconde valait de l’or. L’équipe tournait, compensait, anticipait les malédictions. Le dragon fatiguait lentement, très lentement.
Mais il tombait.
Puis ce fut autour du deuxième dragon dorée. Ypoons fut touché. Puis Entrepôt. Mais à chaque fois, les autres tenaient bons.
Enfin, le dernier.
- Tenez la ligne ! hurla Slam. Ne rompez pas !
Et ils tinrent. Pas parfaitement. Mais suffisamment. Et le dragon s’effondra.
Puis une onde étrange traversa le groupe. Un frisson d’expérience. Un souffle d’évolution.
Comme si la Terre elle-même reconnaissait leur passage.
Slam s’approcha d’Alcibiade.
- Vous avez tenu. Mieux que beaucoup.
- C’était juste une première fois.
- Demain on recommence.
Et alors que le portail s’ouvrait, Mini-soucy sortit de la Terre des Vivants.
Plus forte.
Et surtout : plus soudée que jamais.
(moi, maryse et erza chez Meteora triomphant d'un dragon dorée en terre des vivants. Pourquoi erza veut qu'on se foutent à poil quand on up, je ne sais pas)
dimanche 13 septembre 2015
"Chapitre XII : Les Trois Dragons d’Or"
Le message fut envoyé discrètement. Une simple parchemin scellé : “Slam, j’ai besoin de toi.”
La réponse arriva dans l’heure.
Alcibiade fit le trajet seul. Il avait demandé au reste de Mini-souci de l’attendre en ville. Ce moment était délicat. Il exigeait une parole entre pairs. Entre ceux qui savaient ce que cela coûtait d’avoir commandé.
Le bastion de Météora était comme on le décrivait : haut, précis, insondable. Pas de garde inutile. Juste de l’ordre et du silence.
Slam l’attendait. Cape marron clair, arc sur le dos, silhouette tranquille. Rien à voir avec l’ancien Madoff. Plus une trace de maladresse. Dans ses yeux, l’assurance d’un combattant accompli.
- Ça me fait plaisir de te revoir, dit-il.
- Moi aussi, répondit Alcibiade.
Il l’accompagna sans mot de plus jusqu’à la grande salle. La Cour de Météora.
Assise sur le trône d’argent, Shalaen, la cheffe actuelle. Grande, immobile, les yeux comme deux pointes d’acier poli. À sa droite, debout, droit comme une lance : Teddaye.
Teddaye brisa le silence.
- Alcibiade. Le meilleur chef que j’aie jamais connu. J’avais pas la carrure à l’époque. Et pourtant… tu m’as toujours bien traité. Deux renvois, oui. Mais pas une seule fois sans raison. Aujourd’hui, je suis là. Grâce à toi.
Un hochement de tête. Sincère et un peu surpris par autant d'éloges.
Shalaen prit la parole :
- Tu veux accéder à la Terre des Vivants. C’est notre territoire d’entraînement. Peu en ressortent meilleurs, d'ailleurs beaucoup n’en ressortent pas.
- Je le sais.
- Et tu veux y envoyer les tiens ?
- C'est le seul moyen de progresser rapidement et je n'ai plus de temps à perdre.
Un silence, long. Shalaen se tourna vers Slam.
- Il est ton ancien chef, dit-elle. Mais aujourd’hui, c’est toi qui le guidera.
Slam acquiesça sans hésiter.
- Je les emmènerai. Je leur apprendrai.
- Alors, Météora offre son aide. Pas par faveur. Par dette d’honneur.
Alcibiade s’inclina légèrement. C’était plus qu’il n’attendait. C’était exactement ce qu’il espérait.
Plus tard, à l’écart, Slam exposa la situation avec calme.
- La Terre des Vivants est structurée en trois zones. Trois dragons dorés qui ne peuvent être affrontés qu’une fois les alentours sécurisés.
- Tu parles des champignons ?
- Oui. Des saletés de champignons, des illusions vivantes, des bêtes étranges. Les ignorer et foncer sur un dragon, c’est une grossière erreur. Tu seras débordé.
Il déroula une carte, dessinée à la main, avec une précision obsédante.
- Voilà leurs emplacements !
Chacun a sa faiblesse. Mais aucun ne pardonne l’improvisation.
- Comment se prépare-t-on ?
- Un max de potions. Un renforcement de fée. Une bénédiction. Un costume de Dracula. Il faudra adapter les armes, les Résistances spécifiques et une coordination absolue.
- Tu penses qu’on est prêts ?
Slam leva les yeux.
- Je pense que vous êtes vivants. C’est déjà un bon début.
Alcibiade sourit.
- Alors c’est décidé. On part bientôt. Et on reviendra… différents, plus forts.
Ce n’était plus un retour. C’était un nouveau départ.
(moi obtenant de l'aide de la famille Meteora pour xp à la terre des vivants "le lol". Le fait que Teddaye me considère comme un bon chef m'a surpris. Slam et plusieurs autres Meteora m'ont aidés)
samedi 12 septembre 2015
"Chapitre XI : Parler Sérieusement Sans Être Sobre"
Le raid était terminé. La pression redescendue. Et comme toujours dans ces cas-là, Mini-souci s'était installée dans un coin de la taverne du Renard Faible, autour d'une grande table bringuebalante, encombrée de chopes, de cartes froissées et de restes de viande trop grasse.
Alcibiade, debout, la chope à moitié pleine en main, tapota deux fois sur la table. Les conversations se turent.
- Très bien. Bravo à tous. C’était net. Maîtrisé. On a bouclé la tour, neutralisé Makraju et le Hatus, sans perte, sans chaos, et même sans se faire cracher dessus ou presque.
- J’ai encore de la bave de serpent dans les bottes, grommela Ypoons, déjà à sa quatrième pinte.
- Détail, répondit Alcibiade. Ce que je veux dire, c’est que ça… c’était une mise en jambes. Et ne vous y trompez pas : ça ne suffira pas.
Les regards se firent plus attentifs.
- Des monstres ont émergé ces dernières années. Des vrais. Des choses qu’on ne gérait pas à l’époque, parce qu’elles n’existaient pas encore. Des trucs qui font passer le Hatus pour une attraction touristique.
- Tu parles de quoi ? demanda Metal-Grid, sérieux.
- Le Géant Pollutus, pour commencer. Une plante agressive aux yeux rouge. Ensuite, il y a Alzanor, le dragon de givre. Un monstre pur, immense, capable de congeler un lac en un battement d’aile. Et enfin… Paimon. Seigneur maléfique. Stratège, sombre et cruel.
Silence. Même Ypoons s’était arrêté de boire.
- On n’est pas prêts pour ça, reprit Alcibiade. Pas encore. Il va falloir s’entraîner. Se perfectionner. Travailler nos synergies, nos réflexes.
Il fit une pause.
- Et pour ça, il n’y a qu’un endroit : La Terre des Vivants.
Un long sifflement s’échappa de Maryse.
- La Terre des Vivants ? Sérieusement ? J’y ai mis les pieds une fois. J’ai fait demi-tour en courant. C’est pas un terrain d’entraînement, c’est un cimetière de fous.
- Je sais, dit Alcibiade. Et tu as raison. Ce serait une folie d’y aller sans guide.
Il posa sa chope. Lentement.
- Mais il se trouve que j’en connais un. Madoff.
Les regards se croisèrent. Ypoons haussa un sourcil.
- Attends… Madoff le mage raté ? Celui qui lançait ses sorts à l’envers et qui a mis le feu à son propre mini-pays ?
- Lui-même. Mais rassurez-vous. Madoff a changé. Il a laissé tomber la magie. Il est devenu archer, et il se fait appeler Slam. Il est même membre de Météora.
Un silence admiratif tomba sur la table. Météora, la guilde la plus puissante du moment, réputée pour ne garder que l’élite.
- C’est impressionnant, reconnut Merguez. Mais ils accepteront jamais qu’il nous aide. Ces types-là ne bossent pas avec les familles “mineures”.
- Peut-être. Mais j’ai mes entrées.
- Grâce à qui ? demanda Maryse, méfiant.
Alcibiade sourit en coin.
- Tu te souviens de Teddaye ?
Ypoons faillit s’étrangler avec sa bière.
- Teddaye ? Le mec que tout le monde détestait ? Que t’as viré deux fois de la guilde pour insubordination et flatulences incontrôlées ?
- Lui-même.
- Et t’as “de bonnes relations” avec lui ?
- Les gens changent en dix ans, dit Alcibiade en haussant les épaules. Et aujourd’hui, Teddaye est l’un des bras droits de Météora. On s’est recroisés récemment. Il me respecte. Il acceptera sans poser de problème.
Le groupe resta silencieux un moment.
Puis Ypoons leva sa chope.
- Eh bien. Si on doit mourir, autant que ce soit en bonne compagnie.
- À la Terre des Vivants ! lança Maryse.
- Aux anciens qu’on croyait perdus, et aux mages ratés reconvertis ! ajouta 95 Lion.
(moi assis à côté de Slam au tout début de sa formation en tant qu'archer et ce que je dis sur Teddaye est vrai, sauf pour les flatulences)
vendredi 11 septembre 2015
"Chapitre X : La Tour, le Seigneur et les Trois Serpents"
Couronne de Glace. Le nom faisait frissonner les débutants et soupirer les vétérans. Une zone de raid figée dans un éternel hiver, balayée par des vents tranchants et la rumeur d’un pouvoir ancien. Pour Mini-soucy, c’était surtout l’occasion de se remettre dans le bain sans mourir comme des bleus.
Objectif : entrer dans la tour.
Problème : la porte ne s’ouvrait que si le seigneur Makraju était vaincu. Et ce salopard spectral n’apparaissait que lorsque le vent tournait, quand les ombres glissaient dans un sens bien précis, et que les cristaux au sol vibraient à l’unisson jusqu'à atteindre les 100%.
En clair : il fallait attendre. Et attendre intelligemment.
- On se place, chuchota Alcibiade.
Ils se dispersèrent silencieusement dans la clairière glacée, dissimulés dans la brume bleutée. Maryse, posté en hauteur. Merguez, en embuscade derrière un pic gelé. Metal-Grid et Lion en formation magique, prêts à synchroniser les éléments. Ypoons… un peu trop à découvert, mais concentré. Et Entrepôt, fidèle à elle-même, gérait les arrières comme une pro.
- Si des démons apparaissent avant Makraju, ne les affrontez que si nécessaire, dit Alcibiade. Pas de bruit, pas d’effusion de sang. On veut Makraju, pas une foire.
Et il apparut.
Une silhouette massive et déformée par les vents, le corps constitué de givre vivant tenant dans sa main une spectre noir gigantesque. Le Seigneur Makraju. Il poussait un râle de bourrasque qui faisait vibrer la glace elle-même.
- Maintenant ! lança Alcibiade.
Le groupe bondit comme un seul homme. Attaque rapide, efficace. Pas d'héroïsme inutile. Les sorts de feu de Metal-Grid le ralentissaient, les flèches de Maryse visaient les articulations. Lion canalisa un rayon concentré d’énergie brute droit dans la poitrine de Makraju.
Ypoons, malgré une glissade, plaça un champ de ralentissement parfait.
Alcibiade lui-même frappa dix fois. Pas plus. Juste assez.
Makraju explosa dans une tempête de cristaux et de hurlements gelés. Et tout de suite, sans un cri de victoire inutile :
- À la porte ! ordonna Alcibiade.
Ils coururent à travers la clairière de glace. Mais les démons du seuil commencèrent à surgir. Deux à gauche, un derrière.
- Ne vous arrêtez pas ! cria Ypoons en lançant un sort de diversion.
Maryse décocha une flèche enflammée pour détourner un des démons. Entrepôt activa un sort d'invisibilité pour masquer sa progression.
Et ça passa.
Essoufflés mais entiers, ils atteignirent la porte juste avant qu’elle ne se referme dans un rugissement de magie.
- On est dedans, souffla Alcibiade. Maintenant, la formalité.
La salle du Maître Hatus.
Une créature presque grotesque, avec un seul œil bleu pulsant au centre du front, trois serpents protecteurs crachant leur venin sur les intrus et des fantômes tournants tout autour.
- Rappelez-vous : évitez les serpents.
Le combat fut rapide, mais technique. Il fallait frapper vite, reculer, frapper encore. Alcibiade restait mobile, esquivant les jets visqueux avec la précision d’un vétéran. Merguez logea une flèche en plein iris. Maryse se chargea des fantômes.
Enfin, le Hatus tomba, son œil éclatant en fragments d’obsidienne.
Un silence. Puis… une lumière douce.
Une rune apparut devant chacun des membres. Simple, claire, gravée d’un symbole unique à chacun.
C’était plus qu’une récompense. C’était une validation. Une preuve qu’ils étaient de retour, ensemble. Que Mini-soucy n’était plus une idée, mais une force en marche.
- Prochaine étape ? demanda Entrepôt en essuyant une éclaboussure de venin sur sa robe.
- On verra ça demain, dit Alcibiade avec un sourire. Ce soir, on rentre. Et on boit à la première victoire.
(en vérité j'étais seul pour mon retour à la couronne de glace, seul membre de Mini-soucy. J'ai bien croisé les anciens mentionnés, sauf ypoons, mais je ne les ai pas recruté)