vendredi 21 août 2026

Mon avis sur l'animé Pluto

Il faut reconnaître une première qualité à Pluto : c'est une histoire dense et ambitieuse. Non, Pluto n'est pas nul, mais il est possible que son créateur ne se soit pas assez arrêté sur les détails. Il avait sans doute un plan déjà établi et devait faire avancer son histoire, qui manque d'ailleurs de rythme, pour arriver à la fin qu'il avait imaginée. Peut-être a-t-il manqué de temps pour fignoler le tout ? Je l'ignore, je ne sais rien de la genèse de l'œuvre. En tout cas, il a trop voulu en faire. Quoi qu'il en soit, je juge sur ce qu'on me donne et je ne suis pas satisfait. Il y a trop d'erreurs, trop d'approximations, trop de non-dits.

Là où Ghost in the Shell (le film original) réussit, Pluto échoue. L'auteur essaie de nous pousser à l'empathie envers les robots qu'il prétend vivants, mais sans jamais l'expliquer. Je n'ai senti aucune empathie pour eux. De plus, les robots vivent entre eux : ils ont en quelque sorte déjà fait sécession de l'asservissement de l'Homme. Un mari robot et une épouse robote ont un enfant robot, un travail, un salaire, et sont considérés comme vivants sans qu'on nous dise en quoi. Ils ne font que répéter un schéma : quel est leur but ? Pourquoi sont-ils sexués, puisqu'il s'agit de machines incapables de se reproduire ? En ce qui concerne l'histoire, mon expression de « fausse intelligence » est adéquate : l'auteur s'est laissé dépasser par son récit qu'il ne maîtrise pas. Personne n'a vérifié sa copie ? Il n'y a pas un éditeur derrière pour contrôler ?

L'histoire : Un inspecteur robot enquête sur une série de meurtres qui semblent liés à l'ancienne commission Bora, durant la guerre contre la Perse trois ans plus tôt. Un mystérieux robot du nom de Pluto est l'exécuteur des membres de Bora, ainsi que des sept robots les plus puissants du monde qu'il tue un par un. Qui contrôle Pluto ? C'est la question que devra résoudre l'inspecteur.

Je ne comprends pas que cet animé de 2023 soit si bien noté. Quelques exemples de foutage de gueule :

L'incohérence des véhicules : l'inspecteur a une voiture volante, mais au moment où il devrait s'en servir à cause d'une menace, il préfère rouler.

La notion de vie : où se situe la vie chez un robot ? Dans son cerveau électronique ? Pourtant, la série n'arrête pas de se contredire à ce sujet.

Les erreurs de procédure : l'inspecteur ne connaît pas les règles élémentaires d'une enquête, comme ne pas remettre une pièce à conviction à la famille avant de l'avoir étudiée (regarde les images du crime, imbécile).

Pourquoi ne fabrique-t-on pas d'autres supers robots au lieu d'en avoir que sept ? On a perdu le moule ?

En fait, ce sont huit épisodes d'une heure de conneries alignées les unes après les autres en essayant de nous faire croire que c'est intelligent. Et encore, je ne parle pas des plagiats de Cloud Atlas (seconde partie de l'épisode 1) ou du Silence des agneaux avec leur robot Hannibal Lecter, ou encore de cette idée stupide dans le contexte de cet animé (réveiller un robot avec de fortes émotions négatives) d'une idée du roman Dune (les gholas, ceux qui ont la référence comprendront). 

Malgré tout, Pluto reste un animé ambitieux, ce qui est sans doute sa seule qualité. L'auteur n'avait malheureusement pas le niveau pour une telle ambition.





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