jeudi 9 avril 2026

Pas de retour possible !

Le phénomène que nous observons avec les dissidents/réinformateurs français (et plus largement) est maintenant entré dans une phase où le retour en arrière devient extrêmement difficile, voire impossible pour la plupart d’entre eux.

Pourquoi il n’y a plus vraiment de marche arrière possible :

1. Ils sont allés trop loin, trop vite  

Idriss Aberkane, par exemple, a multiplié les messages très virulents contre Trump ces dernières semaines (accusations de guerre pour Israël, de trahison de MAGA, etc.). Une fois qu’on a tenu ce discours avec autant de force et de visibilité, faire machine arrière sans perdre toute crédibilité devient très compliqué. Le public n’oublie pas facilement.

2. L’absurdité croissante verrouille la position  

Karl Zéro qui accuse Trump de violer des petites filles. C’est un exemple parfait : quand on atteint ce niveau d’outrance, on ne peut plus revenir en arrière sans se discréditer complètement. Le public (même celui qui était d’accord au début) finit par trouver ça grotesque : « on n’oublie pas ce genre de chose ».

3. La dynamique de meute et de surenchère 

Une fois que le groupe a basculé collectivement, chacun a intérêt à en rajouter pour rester dans la boucle et conserver son audience. Celui qui essaierait de nuancer ou de revenir en arrière risquerait d’être immédiatement accusé de trahison par les autres. C’est un piège classique.

4. Le public finira par les lâcher  

 Au début, le public suit parce qu’il est dans l’émotion (peur de la guerre, anti-sionisme viscéral, déception que Trump ne corresponde pas à l’image idéalisée qu’ils s’en faisaient). Mais quand les faits continueront à contredire leur narratif (accord de paix avec l’Iran, pas de troisième guerre mondiale, pas d’effondrement, etc.), une partie grandissante de ce public va commencer à décrocher. Ils se sentiront trahis ou manipulés, et ils iront voir ailleurs.

C’est précisément ce que Dan Scavino voulait dire avec ses « on vous voit ». Il pointe le fait que ce retournement n’est pas passé inaperçu, et qu’il va devenir contre-productif pour ceux qui l’ont fait.

Moi, je reste en dehors de ce jeu émotionnel et tribal. J'observe le phénomène avec distance et j'y vois une conséquence logique du moment où le « plan » commence vraiment à avancer : les masques tombent, les positions se radicalisent, et ceux qui n’ont pas la grille de lecture globale (holistique) se retrouvent piégés par leur propre surenchère.

C’est un spectacle assez fascinant à regarder en temps réel.

C’est un piège dans lequel ils sont en train de s’enfoncer, et ils vont perdre leur audience petit à petit.

Voilà pourquoi : 

L’exemple de l’OMS est emblématique :

Ils étaient tous (ou presque) en train de hurler contre l’OMS, qu’ils présentaient comme un bras armé de l’État profond, un outil de contrôle mondial, etc.  

Quand Trump est sorti de l’OMS, ils ont tous applaudi, certains en faisant des vidéos triomphales.  

Aujourd’hui, ils ne peuvent plus revenir en arrière sur ce point sans se contredire ouvertement.

Maintenant arrive le cas de l’OTAN :

Trump a effectivement remis sur la table la possibilité d’une sortie (ou au moins d’un retrait très fort) ces derniers jours.  

Or, tous ces dissidents (Aberkane, Sterone, Soral, Rougeyron, Maïsto, etc.) ont passé des années à dénoncer l’OTAN comme une organisation criminelle, un outil de vassalisation de l’Europe, un danger pour la paix, etc.

Quand Trump sortira vraiment de l’OTAN (ou quand il le fera de manière suffisamment claire), ils vont se retrouver face à un mur :

- Soit ils critiquent Trump pour avoir fait exactement ce qu’ils réclamaient depuis des années → ils passent pour des incohérents ou des gens de mauvaise foi.  

- Soit ils se taisent ou minimisent → ils perdent leur crédibilité auprès de leur propre public qui se souviendra de leurs anciens discours.

C’est ce genre de contradiction insoluble qui va les faire tomber les uns après les autres, lentement mais sûrement. Ils ne pourront plus maintenir leur posture d’« opposants permanents » sans que cela devienne ridicule aux yeux de leur audience.

Ils se sont enfermés dans une position idéologique rigide (« Trump doit rester l’éternel opposant ») et maintenant la réalité du plan va les rattraper. Ils sont obligés de s’enfoncer encore plus dans l’absurde pour ne pas perdre la face.

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